Testez-vous : êtes-vous à la hauteur pour l'Himalaya en Royal Enfield


15 conseils et astuces pour réussir son voyage en Inde

15 conseils et astuces pour l'Inde 


Vous voici en pleine préparation de voyage ou même sur le point de partir (avec ou sans Tiger Roads), à la découverte de ce merveilleux pays qu'est l'Inde. On vous donne un coup de pouce : 


1- Pratiquez le salut local. En Inde, pour saluer, on utilise le Namaskar ou Namaste, paumes jointes, les mains s’élèvent vers le visage qui s'incline légèrement...

2- Enlevez vos chaussures avant de pénétrer dans une maison, un temple et dans certains magasins, si vous voyez d'autres paires à l'entrée.

3- Ne prenez ou donnez jamais quelque chose à quelqu'un avec la main gauche, elle est considérée comme impure dans de nombreuses régions de l'Inde

4- Ne pointez pas vos pieds vers autrui, lorsque vous êtes assis par exemple.

5- Les Indiens sont curieux ! Ne soyez pas surpris ou offensé s'ils vous posent des questions personnelles lors d'une première rencontre. Et faites en autant !

6- Mesdames, couvrez impérativement vos épaules, votre décolleté et vos mollets.

7- Ne marchez pas sur un livre ou un journal. Cela revient à piétiner Sarasvatî, déesse de la connaissance, qui s'incarne dans ces objets.

8- Ce fameux mouvement latéral de tête indien, il vous ferait presque perdre la vôtre. Pour dire "oui", les Indiens hochent une fois la tête de coté. Ce qui ressemble vaguement au "non" de chez nous.

9- Prudence avec la nourriture de rue et ne consommez pas de fruits et légumes crus. Ne buvez que de l'eau en bouteille ou bouillie. 

10- N'embrassez pas votre partenaire, les baisers en public étant interdits par la loi et punis de lourdes amendes.

11- Dans la file d'attente, restez contre la personne devant vous et jouez des coudes pour garder votre place.

12- N'enjambez jamais quelqu'un, contournez le ou demandez-lui de se décaler.

13- Adoptez la zen-attitude : Comme dans de nombreux pays asiatiques, il est très mal perçu de se mettre en colère. Gardez le sourire dans toutes les situations pour obtenir ce que vous souhaitez.

14- Ne soyez pas surpris par la façon de conduire des Indiens. Klaxons, et coups de volant sont monnaie courante.

15- C'est à la femme de tendre le bras en premier si elle décide d'accorder une poignée de main à son interlocuteur.

Gardez à l'esprit que vous êtes un touriste dans un pays que vous connaissez peu. Vous aurez besoin des locaux. Le but est de découvrir, sentir, voir et de vous imprégner de la culture. Plus votre humilité et votre curiosité seront grandes, plus votre voyage sera réussi !

Découvrez cette société Indienne unique et appliquez nos conseils lors de nos prochains road-trips moto en Inde : Tiger Roads - Voyages à moto en Inde


Les castes en Inde - Explications

Les castes en Inde - Explications

Ahhh les castes d'Inde, tout le monde en parle, tout le monde se questionne et s'interroge mais au final, qu'est-ce que c'est? Découvrons leur origine et de quel fait elles sont arrivées en Inde. Qu'en est-il des intouchables, qui sont-ils et quel sort leur est réservé?

Les castes d'Inde

La religion hindoue définit et classe ses pratiquants en 4 varnas + une partie du peuple dite hors catégorie, les intouchables (appelés Dalits de nos jours).

Les castes ont pour origine 1700 av JC, selon Robert Deliège (anthropologue & spécialiste de l'Inde), elles ont été amené par les Aryens envahissant le sous-continent indien. Les habitants de ce dernier furent par la suite convertis à la religion des envahisseurs.

Les 3 premières castes sont attribuées aux Aryens et la dernière au peuple de l'Inde.

Le terme Varna (couleur) provient traditionnellement du fait que, les castes hautes sont assimilées aux peuples de couleur claire (venant du nord) et les castes inférieures aux peuples de couleurs sombres (plus au sud).

Les intouchables proviennent originellement des Aborigènes présents au sud de l'Inde. Ils sont considérés impure et sont encore à ce jour rejeté par la société. 

Les 4 différents varnas :


Brahmanes : Ils sont liés à la sagesse, l’enseignement et à la religion. Leur rôle est de coordonner l’harmonie du monde.








Kshatriya : Ils ont en principe le monopole du pouvoir politique et militaire. Ils sont liés à la défense, l’armée, les combats... Ils peuvent même avoir le rôle de Roi.






Vaishyas : Troisième des grandes catégories du système des castes, en Inde, constituée de groupes aux activités productives telles que l’agriculture, l’artisanat, le commerce…






Shudra : Le reste du peuple, excluant les dalits, a l'époque désignés comme serviteurs domestiques pouvant aussi être battus ou tué






Les niveaux de pureté et d'importance des varnas proviendraient des textes sanskrite vieux de plusieurs milliers d'années 
Rig-véda (X, 90, 12) :
L'homme primordial (Purusha) donne naissance aux quatre varnas : les Brahmanes, sortis de la bouche du Brahmâ, les Kshatriya eux nés des bras du dieu, les Vaishyas, issus des cuisses et enfin les Shudras sortis des pieds du dieu.
Le système est donc composé des 4 castes, à l’intérieur de chaque caste on retrouve les jatis, qui définissent donc les sous-catégories ou sous-groupe.

À ce jour ces jatis tendent à appartenir et revendiquer des groupements sociaux politiques, chaque jati vise à une notoriété nationale et une importance aux yeux de la société. 

Dans le fonctionnement, les hindous naissent dans une caste et ne peuvent en sortir, ils croient cependant au Karma, et leurs bonnes actions durant leur vie actuelle leur permettraient la réincarnation dans une vie meilleure. Ils peuvent cependant être dégradé et passer à la caste inférieure en cas par exemple de mariage entre différentes castes.

Les dalits considèrent et acceptent leur sort, leur croyance les font penser que si ils ont cette position à ce jour c'est du fait de leurs pêchers dans leur vie passée. 

Les Dalits

Les intouchables (connotation pejorative), anciennement Chandalas, et récemment appelés Dalits (opprimés) ne rentrent pas dans les castes car ils ne sont pas nés du Dieu, ils sont considérés comme impurs et exercent les métiers liés au sang ou à la mort entre autres (infirmier, boucher, nettoyage, manipulation des cadavres...), avant l’indépendance de l'inde ils ne pouvaient partager les repas des varnas, ni boire la meme eau, ils devaient se nourrir dans des plats cassé ou abîmés. Ils sont pourtant un élément important propre à l'Inde de par leur nombre dans la société.


Pour vous donner une idée, au recensement de 2011, les dalits de religions hindou, sikh et bouddhiste représentaient 201,4 millions ( ne sont pas comptés les dalits chrétiens et musulmans estimés aux alentours à 120 millions) ils représentent donc entre 16% et 25% de la population indienne. 
Verset des upanishad (-800-400 av J. C) :
Ceux dont la conduite sur terre a donné plaisir peuvent espérer entrer en un corps plaisant, Brahmane ou femme de classe princière. Mais ceux dont la conduite sur terre a été dégradante peuvent s’attendre à entrer dans un corps dégradant et puant, celui d’une chienne, d’un cochon ou d’un intouchable.
Depuis 1947 tous les citoyens indiens sont égaux de droits, et rendent l'intouchabilité illégale mais seulement dans les écrits. La situation et le système auquel les Indiens sont fervemment attachés n'ont, à ce jour, que peu changent. 

L'état et les associations mettent pourtant des systèmes en place afin de débloquer la situation : les intouchables ont accès, de par une discrimination positive, à des places réservées au sein des administrations et de la fonction publique, ils ont également accès à l'éducation. 

Pour les dalits le seul moyen de sortir de cette catégorie est de se convertir à une religion différente. 
Cette fatalité est malheureuse mais c'est un système qui appartient a ce pays depuis des milliers d'années, les changements sont petits mais se font, il faut laisser le temps aux actions...

Découvrez cette société et ce système unique lors de nos road trips moto en Inde : Tiger Roads - Voyages à moto en Inde

6 faits inconnus sur le Temple d'Or (Golden Temple) d'Amritsar.

Le Temple d’Or ou Golden Temple est le temple le plus sacré de la 5e religion du monde, le sikhisme (religion indienne qui prône un dieu unique). Il est établi à Amritsar en Inde du nord.



Découvrez 6 faits étonnants sur le Temple d’Or :

1 - La 1ere pierre a été posée par un musulman.
De tradition syncrétique (une fusion de différentes religions ou cultes), la première pierre du bâtiment fut posée par Mian Mir, un savant mystique musulman. Les tensions du 16e siècle entre les musulmans et les hindou étaient à leur combe, les prophètes Sikhe prirent la décision de créer une base spirituelle pour les deux religions afin de réunir ces dernières, L’idée du golden temple est alors née.


2 - Originellement le temple n’était pas doré.
C’est après l’attaque afghane de 1761 que le temple fut rebâti par le maharaja du Pendjab. Ranjit Singh fit alors recouvrir le dôme de plaque d’or et décora de façon somptueuse l’intérieur.

3 - Au minimum, 35 000 personnes sont nourries chaque jour gratuitement.
Ce chiffre double ou triple lors d’événements. Il a été estimé à 200 000 lors de certains événements religieux. Toutes les personnes doivent s’assoir à même le sol pour se nourrir, un moyen de montrer l’égalité des individus et le refus du système de castes.

4 - La réserve d’eau entourant le Temple d’Or est dite bénite.
Cette « piscine » est connu sous le nom « Amrit Sarovar » qui signifie « Bassin au nectar sacré ». Ce lac bénit a une signification profonde et spirituelle, il aurait des propriétés spéciales.

5 - Quatre entrées pour une ouverture spirituelle totale.
Le temple accueille toutes les nationalités et toutes les religions. il a cette symbolique de l’accueil de tous, représentée par les 4 portes tournée vers les 4 points cardinaux. Quelle que soit votre origine, religion et état d’âme, vous êtes le bienvenu.

6 - Les marches de l’entrée du temple descendent.
Vous me direz, « et alors ?! ».  Traditionnellement, dans les monuments sacrés, les marches montent afin d’élever la valeur du lieu. Dans ce temple, c’est un choix de conception, un signe humble permettant de stopper l’arrogance des visiteurs.




La construction du Golden Temple a commencé aux alentours de 1588 sous le règne du 4e gourou Sikh, Guru Ram Das Ji et finalisé par la suite par Guru Arjan Dev. Plus de 100 000 visiteurs quotidiens viennent admirer ce temple de Dieu et ses dorures, la nuit ce site s’enchante et les reflets sur l’eau donnent un spectacle mystique.

Passez-y la journée et attardez-vous y en soirée, observez les pèlerins se baigner et prier. En tant que visiteurs vous devrez enlever vos chaussures et couvrir votre tête d’un turban, visitez les deux étages qui recèlent de culture, vous trouverez entre autre le texte central du sikhisme, observez les détails du travail sur le marbre et surtout n’oubliez pas de passer par le « langar » (la cuisine) pour profiter de cette ambiance unique et partager la nourriture gratuite du temple.

Retrouvez le temple d’or dans notre Road-trip en Royal Enfield «Routes mystiques des contreforts de l'Himalaya»


Kerala et Tamil Nadu

Si le Kerala vous parait plus connu que le Tamil Nadu, c’est qu’effectivement on en parle plus. Probablement grâce à ses fantastiques paysages de bord de mer. Cependant, il serait dommage de visiter le Kerala sans découvrir le Tamil Nadu qui regorge de petites routes à faire chauffer d’anticipation tous les pneus qui se respectent ! Dans notre descriptif, nous présenterons la région de la pointe Sud-Est de l’Inde dans son ensemble, intégrant le Kerala et donc le Tamil Nadu.


Les paysages

Des bords de mer aux plages superbes qui se succèdent bordées de cocotiers feront toujours rêver. Et ce sont ces paysages que vous retrouverez dans le Sud. Les aigles côtoyant les aigrettes à l’affut des poissons pêchés au filet et à la main par les pêcheurs locaux aux abords de ces plages rendent le tout d’une authenticité et d’une beauté surprenante.



Les routes côtières sont quand à elles beaucoup plus fréquentées et la circulation y est très chargée et compliquée. Ce sont des itinéraires que nous utiliserons uniquement lorsque cela est nécessaire pour se rendre d’un point à un autre. Les routes que nous privilégierons se trouvent plus dans l’intérieur, en se rapprochant des montagnes. Les virages se succèdent alors au rythme d’une végétation changeante au fur et à mesure que l’altitude augmente. Et c’est là toute la beauté de ce paradis végétal qui nous fera passer de rizières en forêts de cocotiers, plantations de cardamones puis de cacaos, de cafés, de poivres et de thés...



Quelques lacs et cascades viendront colorer ce paradis vert et minéral. Sans oublier les backwaters où nous partirons au fil de l’eau à la découverte des innombrables canaux et des villages qui les bordent, le tout en dégustant ces crevettes géantes qui peuplent la rivière.

La faune et la flore

Si la nature est luxuriante, les animaux ne sont pas en reste et malgré une population humaine omniprésente, de nombreuses réserves naturelles existent. Les gazelles et antilopes y sont nombreuses et nous pourrons aussi y voir des éléphants sauvages, des buffles, des écureuils volants et de nombreuses autres espèces. L’une de ces réserves, où nous faisons étape, Periyar, abrite encore des tigres sauvages. Les singes sont bien sûr omniprésents et nous les rencontrerons très souvent sur le bord des routes. Les éléphants domestiqués se rencontrent parfois et c’est l’occasion de faire une balade touristique à dos d’éléphant.


La végétation étonnera par sa présence et sa force. Les arbres semblent démesurés et nous avons souvent l’impression de nous retrouver dans une gigantesque serre végétale. Certains motards ont fait à plusieurs reprises la remarque d’avoir l’impression de se retrouver au milieu de la nature vue au cinéma dans Jurassic Parc. D’autres paysages vous feront instantanément penser au Livre de la Jungle où Mowgli pourrait apparaître au détour d’une piste.


Les oiseaux sont eux aussi très présents avec notamment le KingFisher (Martin Pêcheur), emblème de la bière nationale. Nous sommes dans un véritable jardin aux épices où nous retrouvons quasiment toutes les épices exotiques d’une cuisine européenne bien équipée. Les plantations de thés qui couvrent les collines ont sculpté le paysage et permis d’aller au delà en apportant l’éducation, la santé et en améliorant la situation des travailleurs.

Les hommes

Pauvreté et richesse se côtoient sans être véritablement choquant contrairement à d’autres régions indiennes. La végétation luxuriante apporte son compte de légumes et de fruits qui semblent permettre de nourrir tout un chacun. Même si certains vivent avec moins de 20€ par mois, ils paraissent toutefois vivre « convenablement » et affichent des visages souriant en permanence. Le populations côtières présentent un niveau d’éducation plus élevé que sur l’intérieur des terres et beaucoup parlent un bon anglais.



Au fur et à mesure des régions traversées, nous remarquerons des différences dans les comportements. Cela s’explique en général par les religions qui dominent et par les différences de culture de peuples multiples qui ne se sont pas toujours mélangés. Les religions et les différentes occupations, portugaises, anglaises, ont sculpté les paysages avec ses plantations d’épices, de cafés et de thés mais aussi les habitations, les églises, temples et mosquées. L’héritage de cette zone très prisée depuis des siècles a laissé une empreinte unique faite de nombreuses histoires où une harmonie semble régner pour le plaisir de tous les visiteurs.

Découvrez tous nos séjours moto au Kerala dans le sud de l'Inde



L'Himalaya en Royal Enfield depuis le siège arrière !

JOURNAL DE BORD

16 août - Arrivée à Dehli.

17 août - Après une nuit très courte, nous nous retrouvons dans le hall de l’hôtel et faisons connaissance avec le groupe. Anthony notre GO, son fils Kevin, Thierry, Jean-François dit Jeff, Michel et moi-même Madeleine. Les bagages chargés dans le minibus, nous nous rendons à la gare des trains pour embarquer à destination de Chandigarh en train 1ère classe. Le luxe. Repas, boissons sont servis durant les 4 heures de trajet. Nous arrivons donc à Chandigarh et là, oh surprise ! 12 heures de minibus nous attendent pour nous rendre à Manali. (250 km). 250000 trous, autant de virages, la chaleur, l’humidité. Ouf nous arrivons à minuit, fatigués. Une nuit de sommeil à l’hôtel.


18 août - Le soleil est déjà au rendez-vous, le décor féerique. Les motos sont là. Les pilotes sont dubitatifs et regardent leur monture avec inquiétude. Bon de toute façon on y est et on y va.

Nos bagages chargés sur la moto, Kevin et moi prenons place derrière. Nos pilotes font connaissance avec leur « brelle ». Ça freine pas, ça tire à gauche ou à droite, bizarre le guidon. Chacun à son commentaire. On démarre doucement pour la première étape. Keylong, par le Col du Rohtang (3980 m), l’une des routes les hautes du monde. Environ 150 km. Nous goûtons déjà à la poussière. Arrivés à près de 20 km de notre première étape, une colonne de camions, de voitures, de trekkeurs attendent sur des centaines de mètres. Que se passe-t-il ? Un gros « nibouli ». Impossible de passer. Nous rebroussons donc chemin en attendant que la route se dégage. Env. 4h. nous disent nos guides. Mais c’est sans compter « les heures indiennes ». Nous attendons dans un petit village et finalement notre guide nous propose de gravir le « nibouli » afin de passer de l’autre côté ou un véhicule nous attend pour nous conduire à l’hôtel. Nous escaladons, le vide au-dessous de nous est impressionnant. Nous abandonnons nos motos, qui seront rapatriées le jour suivant, par nos guides. Nous avons eu de la chance, car les autres voyageurs ont dû passer la nuit dehors. Il aura fallu une journée et une nuit, plastiquer l’éboulement afin d’ouvrir la route. Nous passons la nuit à Keylong, sur un lit en béton.

19 août - Nous sommes dans l’attente de nouvelles. Ils ont fait exploser le rocher, mais tout s’est effondré. Pas de motos, pas de bagages. On attend. Visite de Keylong, 2-3 achats et déjeuner sous le soleil himalayen. Il fait vraiment chaud. A 15h, nos guides arrivent avec nos motos. Ils sont très fatigués. Ils n'ont pas dormi de la nuit. Nous décidons de les laisser reposer et passons encore une nuit à Keylong.

20 août - Départ prévu à 8h30 pour env. 105 km. Destination Sarchu (4400 m) pour rejoindre le campement. Nous passons par le Col de la Baralacha (4800 m). Quelques passages dans l’eau, beaucoup de cailloux et de terre. Il faut vraiment maîtriser la moto. La respiration devient de plus en plus difficile. Nous arrivons au campement à 13h00. Mal de tête. L’altitude commence à faire son effet. Nous découvrons nos tentes, des lits confortables, de grosses couvertures et même « une salle de bains » dans chaque tente. Il fait froid. On se repose, on prend quelques médicaments pour les maux de tête. Puis dîner et dodo (pour moi toute habillée et le bonnet en plus) fait froid.


21 août - Départ pour Leh, capitale du Laddakh. D’abord un premier col, Nakee La (4800 m). Puis le mal des montagnes pour l’un d’entre nous... (je ne citerai personne) Arrêt dans un campement de tibétains, masque à oxygène ½ h. puis tout va pour le mieux. Nous continuons vers le 2e col – Lachlung La (5065 m) et le Tanglang La (5300 m). Ce dernier col et plus haut col routier du monde. Environ 12 h. de moto et 260 km de terrain.
Grosse fatigue. Arrivons à Leh (3500 m). Hôtel confortable et douche. Petite visite de Leh et quelques achats. Une bonne nuit de sommeil.

22 août - Et maintenant le clou du voyage, la plus haute route au monde et le col du Kardung La (5600 m) Les motos peinent à monter. On enlève le filtre à air pour qu’elles respirent mieux. Les routes sont difficiles. Nous croisons les camions, les voitures. Ils nous restent peu de place et les falaises sont vraiment abruptes. Il ne faut pas avoir le vertige. On ne reste pas trop longtemps au sommet, de peur d’avoir mal à la tête. Ça y est, on l’a fait !!!! On reprend la route pour la descente. Visite d’un monastère et d’un château. Il fait très chaud. Retour à Leh. Derniers achats, dîner et dodo.

23 août - Nous quittons Leh pour le Lac Pangong, le lac salé le plus haut du monde (4250 m). Environ 160 km, 6h. Sur la route, nous visitons le monastère de Thiksey. Puis roulage jusqu’au col du Chang La (5300 m). Traversée d’une réserve naturelle, les marmottes sont très conviviales et enfin arrivée au Lac Pangong (4250 m). Nous n’en croyons pas nos yeux. C’est absolument magnifique.

Mais pour y arriver, quelques péripéties. Nous butons sur un gros caillou et cassons la béquille. Moto stoppée près d’un camp militaire ou nous prenons le thé et attendant les secours. Réparation de fortune, bouts de ficelles et fil de fer. Ça tiendra ce que ça tiendra. Passage dans l’eau, ou nous finissons tous mouillés. Mais cela en valait la peine. Le lac d’un bleu splendide, entouré de montagnes enneigées. Nous prenons possession de nos tentes, toujours avec salle de bains. Dîner et au lit. Comme d’hab, pour moi toute habillée. Fait froid.

24 août - Réveil à 7h30, petit déjeuner frugal et moteur. Nous quittons le lac, pour passer à nouveau le col du Tanglang La, pour arriver à notre destination, le Lac de Tsokhar (4250 m). 200 km pour 8 h de moto. Arrivés au campement, installation, nous mangeons et au lit à 21h00. Triple couches pour dormir. Fait brrrrr !!!


25 août - Du lac de Tsokhar à Jispa (3200 m – 225 km – 8 h de moto. Passage par le Sarchu et le col de Baralachla (5300 m). Comment vous dire… pour la route…. Il n’y a pas de route. Que des cailloux, de l’eau et des falaises à pic. Le vide sous nos roues, 800 m ou plus. Quelques flocons de neige viennent compléter notre aventure. Arrivée à Jispà. Nuit à l’hôtel.

26 août - De Jispa à Manali – 140 km – 8h, en passant par le col du Rohtang et le « nibouli ». Rude journée. Entre terrain, sable, fechfech, cailloux, ravins et autres configurations et frayeurs, l’arrivée à Manali fut laborieuse. Nous avons tourné en rond, car nous avons perdu nos guides. Vers 17h00 enfin, nous avons trouvé l’hôtel « le Brodway’s Inn ». Restaurant le soir, pizzas, truites (spécialité de la région) et pâtes. C’était vraiment très bon. Et surtout les Mojitos.

27 août - De l’hôtel à Manali, nous partons pour la visite de la maison de Nicholas Roerich. Peintre russe. Très belle maison. Déjeuner au restaurant pour une truite délicieuse. Retour à l’hôtel. Puis Manali center pour finir les achats. Paschmina et cadeaux pour nos familles. Un d’entre nous à dû partir d’urgence pour rentrer au pays ….une petite erreur dans le timing !!!!. Pour les autres, nuit à Manali, mais surtout restaurant avec l’organisateur indien de notre voyage. Il arrive une bouteille en PET à la main. De l’alcool régional. Mmmmm, on goûte pour ne pas décevoir notre hôte. C’est goutu, ça a du retour. D’autres ont beaucoup apprécié ce breuvage et nous l’avons laissé finir la bouteille avec son nouveau copain. La nuit fut difficile pour lui et surtout pour son fils !!!


28 août - Retour par la route env. 10h, jusqu’à Chandigarh et train jusqu’à Delhi. Arrivée vers 22h00. Nous quittons Jeff qui prendra l’avion dans la nuit. Quant à nous, nous passons une nuit à Dehli. Nous avons prévu de visiter le Taj Mahal le lendemain. Tout était organisé.

29 août - Rendez-vous dans le hall de l’hôtel à 9h00. Le guide qui devait nous emmener au Taj Mahal nous informe que le site est fermé le vendredi. Bon on est un peu déçu. Mais on décide de prendre un taxi pour la journée et de faire une visite de New Delhi.
Kevin nous accompagne et nous laissons notre GO cuver tranquillement à l’hôtel. C’était une très belle journée. Retour à l’hôtel. Apéro au bord de la piscine, Kevin (Zébulon) a bien entendu fait des sauts, dîner au restaurant Japonais et pour le père et le fils départ pour l’aéroport. Retour en France. Pour nous, ce sera un jour de plus de visite.

Voilà, notre voyage s’achève. Nous rentrons au pays avec plein de merveilleux souvenirs. Hormis les paysages et la moto, ce fut une belle aventure humaine. La rencontre avec nos compagnons de route. Nous avons passé des moments inoubliables de rire, de colère, de fatigue ou chacun se remet un peu en question. Heureusement nous gardons le contact.

Madeleine B.


A VOUS TOUS MERCI POUR VOTRE COMPAGNIE SI AGRÉABLE ET INOUBLIABLE


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Le Rajasthan ? Pourquoi et surtout comment ?

1999, un jour d'été indien, sur un coup de tête, je réserve un billet d'avion pour Goa, en Inde. 24H plus tard, sous un soleil de plomb, je me retrouve dans un aéroport à attendre mes bagages.

C'est le début de la découverte d'un autre monde... L'Inde ! Destination désormais à la mode et deuxième pays le plus peuplé au monde. Un choc de couleurs, de cultures et d'odeurs ! On adore ou on ne s'y fait pas, difficile de se situer entre ces deux extrémités.


Depuis ce séjour, l'envie de découverte et une compagne qui y a passé plus d'un an dans des organisations humanitaires, m'a d'autant plus motivé pour y retourner. Par contre, cette fois-ci, je souhaitais découvrir le Rajasthan, plus au Nord et de façon originale. Et l'idée de le faire à moto, sur ces bécanes mythiques que sont les Royal Enfield, me séduisait bien... Quelques recherches plus tard, j'ai vite fait le tour de l'offre locale et pu me rendre compte qu'à l'époque, seuls des étrangers, français, anglais ou autres installés sur place ou non proposaient ce genre de séjour.  J'ai ainsi pu me rendre compte qu'aucun indien ne proposait le Rajasthan en Royal Enfield...

C'est à l'occasion d'une rencontre sur un salon du tourisme en Angleterre que j'ai fait la connaissance de Sandeep, directeur d'une agence réceptive indienne. Ce dernier n'y connaissait rien à la moto mais par contre, il maîtrise sa région de naissance à la perfection. Et c'est là que nous avons décidé de tenter le coup ensemble ! A distance, nous avons créé un séjour permettant en deux semaines de couvrir tout le Rajasthan et le Taj Mahal au départ de New Delhi. Il ne nous manquait plus que des cobayes ! Bien entendu, j'étais de la partie pour valider cette grande première en Inde.

Avec un petit groupe de "clients cobayes volontaires", merci Thierry, Maria, Eric, Sophie et Fabrice, nous voilà tous à New Delhi prêts à enfourcher nos motos et à rentrer au cœur d'une intense circulation (et l'image est faible). Et c'est parti ! Le début ne met pas forcément en valeur nos qualités de pilotes mais très rapidement, nous nous faisons à la circulation locale et à ses règles, ou plutôt à son absence de règles... Il faut être prêt à tout en permanence en commençant par savoir slalomer entre les vaches, ces "sacrés bovins" qui ne bougent pas d'un millimètre à votre approche et qui ont des cornes à faire rougir les taureaux de corridas. Ensuite, attention aux chameaux, très nombreux dans les zones désertiques. Si vous rencontrez un éléphant, n'oubliez pas qu'il a toujours la priorité ! Je passe sur les chèvres, les singes, les antilopes... Prenez aussi garde à ne pas ramasser les bâtons qui traînent sur la route, cela n'est arrivé qu'une seule fois mais je peux vous garantir que lorsque le bâton se dresse et se transforme en beau cobra noir, on ne l'oublie pas !


Pour la conduite, les indiens sont très cools... De toute façon, tout le monde sera réincarné ! Donc, si il faut doubler et qu'en face, il n'y a qu'une petite moto, ils doublent ! Surtout lorsqu'ils sont dans de très gros camions surchargés. Et si c'est plus court de prendre l'autoroute à contre-sens, alors pourquoi s'en priver ? Rien d'anormal et vraiment très surprenant, on s'y fait très vite ! Mais ce n'est pas une destination pour ceux qui ferment les yeux dès qu'un obstacle arrive...

Avec nous, nous avions un guide indien francophone qui s'est fait un plaisir de nous montrer son village, de nous faire rencontrer sa famille et ses amis le long du parcours. Très au fait de l'histoire du Rajasthan il nous a remonté le temps et les dynasties en nous expliquant que les palaces où nous dormions étaient avant la propriété de riches Maharajahs. Il nous a fait découvrir des temples perdus, des fermes où nous avons pu boire un bon lait de chameaux à la vanille, des marchés où nous avons gouté des fruits et des épices encore jamais vus, des petits restaurants dans des lieux improbables. Il nous a même fait inviter à un mariage où voulant rester discrets, nous nous sommes retrouvés face au jeune couple sur une estrade bien visible des centaines d'invités afin de leur souhaiter tout le bonheur du monde, il parait que notre présence était un bon signe ! Bref, rien ne vaut un enfant du pays pour profiter au mieux de ce paradis du motard aventurier !

Nous avions aussi avec nous le chauffeur du minibus suiveur (un génie pour nous abreuver en boissons en tout genre) qui transportait les bagages ainsi que ceux qui trouvaient les distances trop longues à dos d'Enfield. Et la dernière roue indispensable du carrosse était notre mécanicien, un véritable magicien du tournevis ! Un carbu qui saute, pas besoin d'arrêter le groupe, du chewing-gum, un bout de chambre à air et en moins de 3 minutes, ça repart !!! Les motos sont nettoyées tous les soirs, les niveaux refaits, les filtres propres et le matin, elles ronronnent avant d'avaler les kilomètres et des sacs de poussières !

Ce premier circuit a été l'occasion de revoir une partie du parcours et de modifier et doubler certaines nuits pour profiter au mieux des étapes et des hébergements confortables et souvent luxueux du parcours. Aucune agence ne propose de séjour offrant un tel rapport qualité-prix.


Un voyage d'aventure, oui, mais après une longue journée à moto, quoi de mieux qu'un hébergement des plus confortables avec un service de qualité pour en profiter au maximum ?

Ce séjour existe désormais depuis 2011 et des départs se font tous les ans, à la meilleure période permettant d'éviter la mousson et la canicule. Un motard membre de l'équipe Europe Active Moto est désormais prévu sur chaque départ afin de s'assurer que tout fonctionne au mieux sur place. Ce séjour au départ garanti à partir de 4 personnes compte donc désormais 4 encadrants (membre d'Europe Active sur une moto, chauffeur du véhicule d'assistance climatisé, guide francophone pour les visites et la découverte en profondeur de la région et mécanicien) et un véhicule d'assistance.

Et n'oublions pas qu'Europe Active Moto est basée en France et bénéficie donc de tous les avantages et de toutes les garanties d'une agence de voyages française !
Au fait, les "cobayes" sur ce séjour ont depuis fait d'autres séjours avec Europe Active Moto, la Corse, la Hongrie ainsi que les Emirats Arabes Unis mais nous garderons cela pour un autre article ! ;-)

Consultez toutes les informations sur notre séjour moto au Rajasthan.